Centre d’Animation La Jonquière

2009 / Aménagement intérieur, Centre d'Animation, Paris 17°

Maîtrise d’œuvre Kawaii architecture (Sandrine Puech, Mei-Lyn Corlosquet) Maîtrise d’ouvrage Centre d’Animation de La Jonquière Lieu Paris, France Statut Projet sans suite Surface 150 m2



Le Centre d’Animation de la Jonquière souhaite réaménager ses halls pour en améliorer la convivialité. Les deux halls actuels qui distribuent à la fois le Centre d’Animation et le Conservatoire, se composent d’un premier hall sur la rue, décoré de belles fresques de jungle par Loustal, et d’un second hall sur deux niveaux illuminé par une verrière, sur lequel s’ouvre une petite salle de théâtre.

Compte tenu du faible budget il est décidé de ne pas intervenir sur les supports (sols, murs, plafonds) mais uniquement sur le mobilier et l’éclairage.

Le projet s’attache à créer des assises confortables pour inciter les usagers à véritablement s’installer, pour lire ou se relaxer ; travailler sur des formes géométriques en accord avec le lieu ; connecter les deux halls ; révéler le volume par la lumière ; mettre en valeur les fresques ;

Le mobilier proposé est constitué d’assises modulaires trapézoïdales qui se combinent pour former des banquettes et des accoudoirs. Elles peuvent s’implanter le long des parois octogonales du deuxième hall, et serpentent à travers les deux halls. Des modules plus hauts forment un comptoir pour la vente des tickets de théâtre le soir, utilisable en journée comme support pour des ordinateurs portables (point de consultation wifi). Les modules sont réalisés en bois peint, dans des tons verts et bleu foncés proches de ceux des fresques. Des coussins de tissu rayé accentuent l’effet « serpent » en accord avec le thème de jungle des fresques.

L’éclairage, actuellement uniforme et sans relief, est modifié pour mettre en valeur les caractéristiques des deux halls : sur l’entrée illumination des fresques, qui sont actuellement en contre jour ; sur le second hall, création d’un lustre très léger, composé de paillettes et de minuscules cristaux. Ces minuscules éléments ne sont pratiquement pas visibles, on perçoit uniquement les éclats qu’ils projettent en réfléchissant la lumière naturelle qui tombe de la verrière le jour, et de nouveaux éclairages latéraux le soir. _ Le lustre est ainsi comme une présence transparente et nuageuse, une absence de forme qui laisse au volume de la verrière toute sa force.